Partenaires?

vendredi 10 août 2007 +

Dans cette société qui évolue tellement vite il est vraiment difficile d’avoir des repères communs avec beaucoup de gens. Les pratiques de notre société évoluent beaucoup plus vite que les moeurs et souvent encore plus vite que nos lois. Face à ces “avancées” constatées de facto dans le rayon de la vie privée, de la vie amoureuse, j’ai lu sur un forum de discussion un sujet qui disait: “combien?”

Entendez combien de partenaires et l’objet du débat était aussi de savoir à partir de quand chacun considère qu’une relation compte (à partir de quelle étape, de quelle formalisation), que l’on devient partenaire? Devant ce sujet, dont je trouvais l’approche un poil sordide, j’ai décidé de monter au créneau et de laisser les mots s’entrechoquer.

Au plaisir intense et jouissif de laisser la démesure nous ridiculiser…

Le texte original de ce débat ô combien intéressant

Si partenaires sexuels alors pratiques sexuelles! Justement, à partir de quand considère-t-on que l’on est partenaires sexuels?

Faut-il avoir cueillit les fruits défendus, traversé la vallée des milles fumées, franchit le col de la baraque à frites, emplit le lac des soubresauts, transporté la brouette Moldave, confondu le démon à Popol, gratté le billet gagnant, secoué la garnison, approché le coeur du réacteur, dégusté avec sagesse la tarte aux poils, nagé la brasse du dahut, philosophé au sommet du mont Ross, réconcilié l’ordre permanent, être entré dans le temple de l’irraison, avoir frappé le Teuton, emballé le mou, transcendé le yogi, fait résonner le polonais dans la caverne humide, avoir glissé au rythme du piston hongrois, cliqué le mulot, soulagé les jambes lourdes, envahit la Schlessol-Toltéchie orientale en amazone en passant par la case, avoir bruyamment pratiqué le tossing, avoir bukakement exprimé la délicatesse toute orientale, sexé comme un camionneur de l’Avenue de Broqueville avec autant de nuances que la palette du peintre qui a requinqué la façade du ministère des finances de Morlanwelz, parachuté le service après-vente de Paimpol dans la taupinière, corrigé la copie avec le bic rouge, retenu le bon jus à Pépère jusqu‘à ce qu‘étourdissement s’en suive, avoir battu la brèche en quatre, avoir refusé d‘être assesseur aux érections communales pour manifester son opposition suite à un échange particulièrement glissant?

Faut-il aussi avoir surfé le tsunami, infiltré la secte, prononcé l’oraison sexèbre, maculé la façade, réveillé le Kéket de Marly-Gaulons, supplanté la thaïlandaise, macéré les maquereaux, planté son camp au coeur du massif de la touffe au pied de la coulée du grand Bronze, laissé le spéléologue descendre la goulotte et le puits, remplit les seaux de colle à papier peint, enfermé la décence occidentale, masqué la vision du chérubin, remixé le Gainsbourre, navigué dans la passe du Diable ?

Mais encore, doit-on avoir chopé la lavandière façon “guerre-du-feu”, inauguré la kermesse dans ton slip, échangé les politesses d’usage, gratté la guitare, planté le poireau, s‘être pâmé devant la marée montante, versé dans l’anecdotique, crapahuté le moine à la Grande chartreuse en méditant la transcendance de la mécanique quantique, cartographié le tendre, laissé les stéroïdes s’exprimer, changé l’ampoule, dansé la ritournelle du sorcier initiant la jeune femme, attaqué au gode à moteur…