La pollution de l'air le WE passé

mardi 19 février 2008 +

Le Week End du 16 et 17 février 2008 la situation météorologique en Belgique était au beau temps depuis quelques jours. C’est durant cette période que se sont fait sentir, encore une fois, des pics de pollution dans l’air. La situation la plus préoccupante se retrouve en milieu urbain, mais avec des répercussions nettes à la campagne également.

Ce sont bien les particules fines en suspension dans l’air qui sont la cause de cette pollution, et le vent quasi nul, ce qui relance le débat de l’efficacité de la lutte contre la pollution engagée par le gouvernement. De plus en plus, on voit les limites de cette chasse quasi unique au CO 2. Le gouvernement ne tient pas encore compte des particules fines qui sont la cause de l’augmentation très nette des allergies. Un véhicule sur quatre est un moteur diesel en Belgique. Pour le gouvernement le diesel est la solution, car ce type de moteur rejette moins de CO 2.

Durant cette fin de semaine passée, et le début également, j’ai eu la chance de vivre ce beau temps à la campagne, presque à l‘écart de ces pics de pollution.

En montant sur les collines, j’ai découvert l’ampleur des dégâts ce lundi 18 février 2008. Voici une série d’images pour ne plus se convaincre, mais constater de facto la réalité.

Les photos de la situation

Il faut préciser que cette série d’images a été prise avec les mêmes réglages au niveau de l’appareil photo et développé avec les mêmes paramètres en minimisant les manipulations (juste poussières, contraste, point noir & point blanc).

La voie romaine vers Dinant.
Sur cette image, on voit le tracé de l’ancienne voie romaine en direction de Dinant (vers l’Est). La vallée de la Meuse se trouve à une dizaine de kilomètres de distance.

La voie romaine vers Bavay.
Sur cette image on voit le tracé de la voie romaine en direction de Bavay, ce qui est très nettement vers l’Ouest en direction de la France. Malheureusement, ce n’est presque pas la direction de Charleroi, centre touché par la pollution.

En regardant vers la vallée de la Meuse et Namur.
Sur cette image, cadrée quasi plein nord vers 12h, on voit normalement au loin le belvédère des sept Meuse distant d’une quinzaine de km. Ce n’est pas le cas cette fois-ci. La direction générale est presque celle de Namur et on peut y voir clairement un nuage de pollution.

La pollution en regardant vers la vallée de la Meuse et Namur.
Zoom et mise en évidence sur le nuage de pollution. Souvent on peut apercevoir ce type de nuage et l’identifier à sa couleur et sa densité inhabituelle qui tire vers un mélange jaune-mauve-gris.

Est-ce un phénomène localisé ?

Si j’ai pu apercevoir le nuage à bonne distance, je l’ai traversé en me rendant cette après-midi-là à Bruxelles par le chemin le plus court. Malheureusement, je n’ai pas emporté mon appareil photo. Regrets éternels…

Dès l’Abbaye de Brogne, à Saint-Gérard, on avait le sentiment de rentrer dans le nuage.

Le passage de la Sambre fut vraiment impressionnant par sa densité. Sur la nationale peu de gens respectaient la limite de vitesse fixée à 90 km/h, ce qui reflète bien le peu de conscience de la population face à l’ampleur du problème.

Au lion de Waterloo, le monument distant de la route seulement de quelques centaines de mètres, et d’ordinaire bien visible depuis la nationale 5, était très voilé. Il n‘était pas facile de distinguer les touristes au sommet.

Lorsque j’en ai parlé autour de moi, encore une fois le déni et l’interrogation ont surgi avant l’envie d’agir. C’est un peu pénible comme réaction.

Ah, bon! Tu es sûr, c’est de la pollution?

Une chose est certaine, je pense avoir pris la bonne décision pour améliorer la qualité de ma vie.